Aston Martin voiture

Aston Martin était particulièrement bien représenté lors du défilé roulant le plus dingue de la planète: le Festival of Speed de Goodwood. Outre les OB11, GT8, Vulcan, un cabriolet a enflammé la foule, par son look et par sa voix ! Mais attention, il ne s'agit pas d'un nouveau modèle… Enfin, pour le moment. Ce roadster a été construit à la demande d'un client par le département Projets spéciaux, en lien avec la personnalisation Q. Probablement fan de l'échappement titane du V12 de 600 ch de la GT12, l'heureux élu possède donc une pièce unique. Il n'a pas poussé le bouchon jusqu'à conserver l'aileron géant réglable, qui accentuait le côté panoplie Mad Max.
Pas la peine de vous ruer en concession : ce roadster tonitruant est une commande unique.

Le projet a vu le jour en à peine neuf mois. Le constructeur a entièrement réadapté la suspension pour « conserver le même dynamisme que le coupé ». Ce cab' Clubsport conserve la boîte robotisée à simple embrayage (jeux de voiture) et se pare de nombreux éléments en carbone dans le but de mincir. Pour mémoire, le coupé produit à 100 exemplaires parvenait à grappiller 100 kg. Il serait étonnant que ce one-off ne débouche pas sur une édition limitée. J.D. EN BREF Moteur: V12, 5,9 litres, 600 ch Transmissri roues AR, 7 rapports robotisés Production exemplaire unique St a I à à L III AM Chris Amon (1943-2016)

In Le Néo-Zélandais Chris Amon a te disputé 96 grands prix dans sa carrière, au volant de 14 voitures différentes, mais la victoire - parfois proche - s'est toujours refusée à lui. C'est ainsi qu'il gagna l'étiquette de pilote malchanceux. Lorsque, récemment, un journaliste est venu lui rappeler cette triste réputation, Amon a eu cette réponse: «Malchanceux, moi ? En fait, beaucoup de mes contemporains se sont tués en Fl, alors je crois que je suis plutôt chanceux d'être toujours là. » C'était avant qu'un cancer n'ait raison de la combativité, à l'âge de 73 ans, de ce pilote qui a toujours attiré la sympathie et le respect de ses pairs.

L'ironie du sort a voulu que Chris Amon disparaisse quelques semaines après la commémoration de l'un de ses plus grands succès: en juin 1966, il remporta, au volant d'une Ford GT40 Mark II, la première des quatre victoires d'affilée de la marque aux 24 Heures du Mans. Il était alors associé à Bruce McLaren, autre Néo-Zélandais de talent. Un véritable camouflet pour la Scuderia Ferrari. Il faut croire qu'Enzo Ferrari n'était pas rancunier mais plutôt clairvoyant, puisqu'il enrôla Chris Amon quelques mois plus tard dans son équipe de Fl. Après avoir fait ses débuts en grands prix, en 1963, à 19 ans, Amon, qui errait jusque-là dans des jeux de voiture privées de seconde zone, connut enfin la joie de monter sur un podium, mais jamais sur la plus haute marche. Ce n'est pas grave, il a toujours été reconnu comme l'un des meilleurs pilotes de sa génération. LF.

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